Les jeunes et l'agriculture, que dire?, Les TIC: le tremplin pour une agriculture inclusive, Rencontres, colloques, forum, congrès

Les 12 meilleurs blogs des Prix YoBloCo dévoilés !

Le jury a pris sa décision et les lauréats des Prix YoBloCo ont été sélectionnés. Le CTA (Centre Technique de Coopération Agricole et Rural ACP-UE) et ses partenaires aux YoBloCo Awards ont eu le plaisir d’annoncer ce matin les 12 meilleurs participants ! Les neuf gagnants seront annoncés lors de la cérémonie de la remise des prix du concours, durant la Conférence internationale du CTA sur le financement des chaînes de valeur agricoles « Fin4Ag » http://www.fin4ag.org/fr, qui se tiendra à Nairobi, au Kenya du 14 au 18 juillet 2014. Tous les douze meilleurs participants, en plus de 03 autres candidats fortement encouragés, seront invités à la conférence.

Notre Blog est parmi les 12 sélectionnés ! Cela n’aurait vraiment pas été possible sans la motivation impulsée par les YoBloCo Awards, vos avis, vos contributions, mais aussi et surtout vos encouragements via vos commentaires et l’évaluation publique! L’occasion qui nous est offerte par cette sélection de participer à la Conférence Fin4Ag est une réelle opportunité d’affirmer encore le rôle des TIC et de la Jeunesse dans l’agriculture des pays ACP.

Découvrez ici les autres blogs sélectionnés.

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Les jeunes et l'agriculture, que dire?

Jeunes & Agriculteurs familiaux au Bénin – Let’s Be A Farmer

Dans le cadre de la « Journée Mondiale du Service des Jeunes 2014 – en Anglais Global Youth Service Day 2014 (GYSD) », le projet Let’s Be a Farmer, a été sélectionné par le Youth Service America et sera mis en œuvre avec l’appui de l’ONG YPA Development retenu parmi les « Partenaire-Pays » du GYSD 2014, dont la mise en œuvre effective est prévue du 11 au 13 Avril à l’échelle mondiale. En effet, le GYSD est une opportunité qui s’offre aux jeunes du monde entier pour témoigner, par le biais d’activités volontaires, de leur souhait et leur engagement de voir leur communauté s’améliorer sur le plan du développement local. Dans ce sens, le projet « Let’s Be A Farmer » veut consiste à mobiliser une centaine de jeunes au Bénin pour une journée de travaux champêtres avec des petits producteurs et agricultrices. Elle propose ainsi une sorte de soutien citoyen en faveur des agriculteurs familiaux.

Cette initiative est impulsée en collaboration active avec des organisations de jeunes de la société civile béninoise, connues pour leur volonté effective d’améliorer selon leurs moyens les secteurs prioritaires du développement au Bénin.

Le lancement de l’initiative est prévue le 17 Avril 2014 à l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin.

Pour plus d’informations, écrire à
A YPA Development :
Personnes de contact : mb.tassou@ypadong.org ou ar.djomakon@ypadong.org

A quelques partenaires à l’initiative :
Contact YLC : emieusta@yahoo.fr
Contact YPD : harriot.aguiah@aiesec.net
Contact : arielhouessou@gmail.com

Partner_YLC  Partner_YPD  Partners

Les jeunes et l'agriculture, que dire?

Filière riz au Bénin : SOS, l’Etat doit venir au secours des mini-rizeries

Bonjour à tous,
Au nom du blog Africa Family Farming Workshops dont j’ai à charge l’animation, je vous recommande de lire cet article « reblogé » du blog « Blog de Marthe MONTCHO ». Très intéressant dans son contenu et au regard de la démarche d’investigation qui a permis de le publier.
Courage à ma compatriote Marthe Montcho, passionnée d’agriculture et d’élevage, et dont je ne manque pas de saluer l’initiative!

Le blog de Marthe MONTCHO

Pendant plusieurs années, le Bénin a disposé de deux rizeries : l’une installée à Malanville (dans le Nord du pays) et l’autre à Glazoué (dans le centre du pays). Ce nombre infirme de rizeries ne permet pas l’accès du riz « made in Benin » à toute la population béninoise. D’où l’avènement du PDRN (Projet de diffusion du riz Nérica) avec la création de cinq mini-rizeries dans les communes de Tanguiéta, Materi, Cobli, Glazoué, Dassa.  Bientôt 2ans d’existence du PDRN, le bilan n’est pas positif. Nous constatons que 4 des mini-rizeries ne fonctionnent plus. Nous avons pu obtenu un entretien avec Madame GBEGLO Fidèle, responsable de la mini-rizerie de Glazoué, la seule mini-rizerie  actuellement fonctionnelle.

Sans titre

Entant que responsable de la mini-rizerie de Glazoué, expliquez nous brièvement le fonctionnement de l’usine et votre rôle ?

Depuis la création de la mini-rizerie, j’assure son fonctionnement avec une équipe composée d’une quinzaine de…

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Les jeunes et l'agriculture, que dire?

Trois jeunes parlent des Ateliers de l’Agriculture Familiale en Afrique

« New think-tanks for family farming » – Tel est intitulé l’article écrit par trois jeunes du Bénin et de la France, publié dans l’Édition 2013 de la Revue Farming Matters, présentant en effet l’initiative qui dans ses débuts, a consacré la création de ce blog. Écrit et publié en Anglais, l’article a été traduit en français par Moubarakatou Tassou (1), l’une des auteurs. C’est ce que vous présente ce billet.

En Afrique, 60 à 70% des producteurs vivent en milieu rural et produisent la majeure partie de la demande alimentaire. Cependant, malgré cette contribution, l’agriculture familiale est le parent pauvre des politiques agricoles et oubliée des débats scientifiques. Par exemple au Bénin, le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA) qui sert de document de référence pour la politique agricole nationale avait fait objet de nombreuses polémiques au sein des départements ministériels, où certains pensaient qu’il eût fallu développer les grands producteurs et orienter la production vers l’exportation en vue de faire rentrer des devises à l’Etat. Ce qui n’est pas de l’appréciation exclusive d’autres dont les parents, des agriculteurs, ont produit et nourrissent les populations béninoises depuis des décennies. Il ne serait possible de trouver de bons terrains de dialogue que si un  creuset d’échanges est créé entre les nombreux acteurs concernés.

Les scientifiques et nos États ont un rôle majeur à jouer au regard des nombreux défis auxquels fait face l’agriculture familiale durable. Pour ce faire, ils doivent nouer des partenariats, développer une communication interactive et améliorer leur collaboration avec les autres acteurs. Connecter les divers acteurs peut permettre d’en arriver à un terrain d’entente et à une vision partagée des défis à relever. Car en définitive, les résultats positifs escomptés n’auront lieu que lorsque l’appareil d’État, les producteurs, les scientifiques, la société civile et les organisations de jeunes se seront décidés à faire changer les choses.

Depuis quelques mois au Bénin, nous nous attelons à développer un creuset d’échanges pour renforcer les connaissances sur l’Agriculture familiale en Afrique.  Dénommé « Les Ateliers de l’Agriculture Familiale en Afrique (AAFA) – en Anglais Africa Family Farming Workshops (AFFW) », ils ont pour objectifs de (i) promouvoir une collaboration interdisciplinaire entre les différents acteurs ; de (ii) valoriser les expériences de terrain réussies des jeunes professionnels en relation avec l’agriculture familiale ; et de (iii) diffuser les bonnes pratiques de promotion de l’agriculture familiale. Ce n’est pas une innovation que de réunir des chercheurs et praticiens dans des rencontres périodiques sur l’agriculture. Cependant, les AAFA innovent sur trois aspects. En premier lieu, ces rencontres entendent apporter leur contribution au développement des agricultures paysannes d’Afrique. Ensuite, les participants seront de toutes les disciplines normalement inséparables du développement rural (socio-anthropologues, économistes, agronomes, juristes etc.) et analyserons entre eux leurs contributions. Enfin, ces ateliers impliqueront des acteurs à divers niveaux, à savoir : des praticiens du développement agricole, des membres des secteurs public et privé, de la société civile, des organisations paysannes ou mouvements.

A travers cette collaboration interdisciplinaire, nous pensons pouvoir faire de l’agriculture familiale à la fois « l’épine dorsale du développement rural et de la croissance économique nationale » pour citer Eve Crowley de la FAO.

(1) Moubarakatou Tassou est jeune agroéconomiste et Responsable du Pôle Jeunesse et Autonomisation des Femmes de l’ONG YPA Development au Bénin.

Lire l’article original (en Anglais) Ou Télécharger ici.

Les jeunes et l'agriculture, que dire?, Rencontres, colloques, forum, congrès

Les défis économiques des jeunes dans le domaine agricole d’aujourd’hui

Concilier l’Emploi des Jeunes Ruraux a La Réduction de la Pauvreté et la Sécurité Alimentaire (*)

Lorsqu’on s’intéresse aux différentes agricultures du monde, on se rend à l’évidence de la prédominance parmi elles de l’agriculture familiale. En chiffres, cette forme d’organisation de la production agricole mobilise environ 2,6 milliards de personnes, soit près de 40 % de la population mondiale, au sein de 500 millions d’exploitations agricoles (Cirad, 2013), qui produisent 80% de l’alimentation mondiale (FAO, 2013). Et pourtant, nous sommes face à un paradoxe récurrent et honteux :  70% des pauvres malnutris du monde vivent dans les zones rurales au sein d’exploitations familiales ou de communautés pastorales, et malgré un exode rural de plus de 50 millions par an, leur nombre ne diminue pas.

Au Bénin, nous sommes en proie à un phénomène massif d’exode rural nouveau où des centaines de jeunes, ayant entre 15 et 35 ans, migrent chaque jour de leur village vers le Nigeria – le géant de l’Est – pour vendre leur force de travail au sein de grandes exploitations ; et ce, sous un contrat de deux ans moyennant à son terme le prix d’achat d’une moto qui puisse leur permettre à ces jeunes de revenir exercer dans les bidonvilles du Bénin en tant que « taxi-moto » (Djegbenou, 2013). On note ainsi un désintéressement progressif mais notoire de la jeunesse pour le secteur agricole. Des recherches menées par des britanniques pour savoir comment les jeunes ruraux se représentent leur métier d’avenir viennent corroborer ces faits. Sur une palette de métiers à choisir, les résultats voient l’agriculture en bas de liste. Et parmi les grands défis économiques à relever, sont mentionnés :

  • (i) l’inexistence ou le faible accès au financement rural : ce financement lorsqu’il existe est l’apanage de ceux qui ont des garanties à offrir pour sécuriser le prêt comme par exemple des terres agricoles. Ce qui d’emblée réduit toutes les chances d’obtention du crédit par les jeunes en raison d’un second grand défi qu’est :
  • (ii) le faible accès à la terre et/ou aux ressources associées inhérent à la dynamique démographique et aux effets de changements météorologiques : dans d’autres pays cela est assez évoqué par les jeunes ruraux, mais au Bénin ce sont plus les jeunes en milieu urbain désirant s’installer en agriculture péri-urbaine qui font état de cela ;
  • (iii) la capacité ou la facilité d’accès aux marchés lorsqu’il s’agit de marchés ruraux, leur structure défavorise les jeunes en raison de la présence majoritaire de producteurs/consommateurs. Or les marchés urbains ne sont pas toujours faciles d’accès et mettent plus en avant des intermédiaires dans la chaîne de valeur. A cela s’ajoute, le manque d’informations ou de connaissances sur les prix des produits ou pour comprendre le fonctionnement de ces marchés.

Nombre donc de défis économiques. Encore faudrait-il se rendre à l’évidence de la convergence de ces défis cités avec d’autres enjeux d’ordre social et environnemental. Je pense qu’il s’impose donc aux États une lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire qui combine des instruments de politiques agricoles à des politiques sectorielles ambitieuses de promotion d’emplois ruraux agricoles ou non-agricoles. Dans ce cadre, je recommande qu’il soit déjà créés dans tous les pays, surtout en voie de développement, des organismes représentatifs de la jeunesse rurale sous le leadership d’associations et ONG en collaboration avec la chefferie locale, de même qu’un cadre de concertation de la jeunesse rurale sous l’impulsion des Gouvernements, qui puisse réunir aussi bien ces organismes que des représentants de l’appareil d’État, des secteurs privé et bancaire, afin de penser le soutien à apporter aux jeunes pour un développement plus inclusif.

Références
Ariel Djomakon.  »Jeunes, femmes et agriculture familiale : retours sur le colloque du FARM et Pluriagri« , Billet publié In L’agriculture familiale : que nous disent les experts?, Blog des Africa Family Farming Workshops, 16 décembre 2013
CIRAD. « L’agriculture familiale, thème majeur pour l’Onu et le Cirad en 2014″, Article publié le 09 décembre 2013 In Toutes les actualités (site du Cirad)
Romuald Djegbenou. « La migration des jeunes, quel gâchis pour la sécurité alimentaire du Bénin« , Billet publié sur Romuald DJEGBENOU ‘S Blog, 23 décembre 2013